Une nouvelle vie aux Etats-Unis

Une amie m’avait offert pour mon anniversaire Le flûtiste invisible de Philippe Labro. J’avais beaucoup aimé et en me baladant dans une bourse aux livres j’ai vu deux autres romans du même auteur. L’histoire m’attirait et j’ai décidé de les acheter.

Trois mois plus tard, voici que je viens de terminer le premier livre : L’étudiant étranger. Philippe Labro raconte dans ce récit sa première année d’études dans une université de Virginie, aux États-Unis, dans les années 50. Y sont traités l’amour, les premières fois, la ségrégation raciale, son premier Noël texan et d’autres sujets un peu moins présents que ceux-ci.

« Il n’y avait plus de pudeur, mais une jubilation dans les voix – autre chose aussi, comme de la peur, une peur qui se détruit elle-même tellement on la crie, tellement on la sort de soi. »

Parmi ces thèmes, le sport entre autres. L’écrivain a eu la chance et l’occasion de se rendre dans un vestiaire d’une équipe à la mi-temps d’un match. Aimant et pratiquant moi-même du sport, j’ai beaucoup aimé retrouver l’atmosphère d’un briefing d’un entraîneur. Sentir l’adrénaline mêlée au stress et la peur gagner les joueurs. Et retourner sur le terrain, plus motivé que jamais.

L’auteur évoque aussi beaucoup la ségrégation raciale de l’époque. Les noirs et les blancs ne vivent pas dans le même endroit de la ville et il est de coutume qu’ils ne s’adressent pas la parole, excepté pour le travail. La Virginie étant un état du Sud, le racisme s’y fait malheureusement beaucoup sentir, surtout à cette période.

Ce bouquin accentue mon envie de visiter les États-Unis. J’aime beaucoup les récits de voyage (et j’ai donc lu Sur la route de Jack Kerouac, entre autres) et ils me donnent toujours envie de vagabonder à mon tour dans des régions que je ne connais pas ou très peu. Je n’ai pas particulièrement le désir de visiter les grandes villes américaines, mais plutôt la nature et les petites bourgades. Bref, si vous aimez vous aussi voyager et découvrir de nouveaux endroits, ce livre est un bon avant-goût de la chose. Mais surtout, il communique le souhait de l’auteur de vivre une autre vie. De savoir ce que cela fait d’étudier à l’étranger dans un pays qu’on ne connaît pas et avec des personnes dont on ignore tout. On a vraiment envie d’être à sa place tout simplement. De tenter l’expérience. De rencontrer des gens qui nous marqueront, plus ou moins.

« Le besoin d’aimer et d’être aimé me tourmentait ; la venue brutale de l’hiver m’avait rendu plus sensible à la solitude. »

Ce passage m’a beaucoup parlé. Fin janvier, l’hiver est plus que présent et c’est vrai qu’on ressent beaucoup plus l’isolation durant cette saison plutôt qu’en été par exemple. On reste cloîtré chez soi parce qu’il fait trop froid, qu’il pleut ou qu’on est trop fatigué pour sortir et on se retrouve donc face à face avec soi-même en pleine réflexion. Et l’amour fait souvent partie de nos méditations.

Sur cette pensée finale, je vous remercie de votre lecture,

Booksvarden

P.S. : Philippe Labro raconte la suite de son périple dans Un été dans l’Ouest que je ne tarderai pas à lire, je pense.

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