Des correspondances pimentées

Bonjour ! 

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des Liaisons dangereuses de Laclos, livre qui m’a été conseillé à de nombreuses reprises par des amis. J’ai donc craqué quand je l’ai vu dans une boîte à livres. Malheureusement, je me suis rendue compte après coup que c’était une très ancienne édition et qu’il y avait des “avoit”, “étoit”, etc, je l’ai donc racheté dans une édition plus récente, en gardant bien évidemment l’autre qui est juste magnifique. Bref, trêve de racontage de vie, je vous dis ce que j’ai pensé de ce classique ! 

Mais d’abord, petit synopsis de ce roman épistolaire disponible sur Booknode : “La jeune Cécile de Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.”

Que de manipulation, de vengeance, de méfiance, d’amour, de passion, de niaiserie, de confiance et j’en passe ! Tous les personnages sont intéressants. Le vicomte de Valmont me plaisait bien au début de la correspondance puis ça a été de pire en pire, surtout à cause de ses actions plus graves les unes que les autres. La présidente de Tourvel ne m’a procurée aucune émotion si ce n’est de l’énervement. Quant à Cécile et le chevalier Danceny… Je ne dirais rien de peur de vous spoiler si vous n’avez pas encore découvert ce roman. Vous vous demandez donc comment j’ai pu apprécier à tel point ce récit si je n’ai pas aimé la majorité de ses personnages ? La marquise de Merteuil bien sûr ! Son génie m’a conquis immédiatement. Par cette leçon de vie qu’elle fait à Valmont par exemple :

“N’avez-vous pas dû en conclure que, née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre, j’avais su me créer des moyens inconnus jusqu’à moi ?”

Elle représente une femme indépendante, libre de faire ses propres choix, délivrée en quelque sorte du regard des autres, intelligente et manipulatrice au possible. Ce cocktail de caractéristiques en fait une personne remarquable et respectable, surtout à cette époque (XVIIIe siècle). 

“Le bon père me fit le mal si grand, que j’en conclus que le plaisir devait être extrême ; et au désir de connaître, succéda celui de le goûter.” 

Une fois encore, elle arrive à clouer le clapet à son ami le vicomte (toujours le même !) en lui racontant comment elle s’est construite et éduquée seule. 

En somme, je vous conseille vivement de lire ce classique si vous ne le connaissez pas déjà. Je l’ai vraiment beaucoup aimé, je n’ai pas trouvé qu’il y avait de grosses longueurs. J’ai juste été un peu déçue par la fin, je l’imaginais moins abrupte, mais pourquoi pas. Ce n’est pas la pire des fins. 

Dites-moi en commentaire ou sur Bookstagram si vous l’avez lu vous aussi ou s’il vous tente ! 

Merci de votre lecture, 

~ Booksvarden ~

2 commentaires sur “Des correspondances pimentées

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